Centre Culturel Angevin d'Espéranto / Anĝeva Esperanto-Asocio

Vous êtes ici  :  Accueil > Ils l’ont utilisé > Correspondance du Japon > Messages septembre 2011

Le 23 septembre

(message précédent : 20 septembre)
(rapide traduction ; le texte, plus joliment présenté mais en espéranto seulement, se trouve sur le site de SAT : ici)


Le 23 septembre / La 23an de septembro

Kiam bovinbredistoj forkuris de la danĝero de radioaktiveco en marto, ili liberigis siajn bovinojn el bovinejoj, ne volante, ke tiuj mortu ligite per ŝnuroj. Kiam s-ino Takada Toŝiko portempe revenis hejmen en la urbo Minami-Sooma, ŝi vidis bovinojn vagi sur la konstruata ŝoseo kaj fotis ilin. (La foto aperis en la ĵurnalo Asahi la 20an de aŭgusto)

Quand des éleveurs ont fui le danger de la radioactivité en mars, ils ont libéré leurs vaches hors des étables, ne voulant pas qu’elles meurent attachées avec des cordes. Quand Mme Takada Toshiko est revenu momentanément chez elle, dans la ville de Minami-Sooma, elle a vu des vaches errer sur la chaussée construite et les a prises en photo. (La photo est parue dans le journal Asahi le 20 août)

Komencis dungekzamenoj por lernantoj
Ek de la 16a de septembro kompanioj kaj aliaj rajtas ekzameni 17-18-jarajn lernantojn por dungi, kiuj finos la kurson en la venonta marto. Tamen al lernantoj estos tre malfacile trovi bonan laborlokon, ĉar ankoraŭ restas cikatro de la usona ekonomia krizo okazinta en 2008, kaj la katastrofo detruis multajn lokajn kompaniojn. Precipe en la gubernioj Mijagi kaj Fukuŝima la dungproponoj de kompanioj malmultiĝis, respektive je 9,0% kaj 14,7%.

Les examens d’embauche ont commencé pour les élèves
Depuis le 16 septembre, les compagnies et autres organisations ont le droit de faire passer des entretiens aux élèves de 17-18 ans pour embaucher ceux qui finiront les cours en mars prochain. Cependant, il sera très difficile aux élèves de trouver un bon emploi parce qu’il reste encore la cicatrice de la crise économique des États-Unis en 2008, et la catastrophe a détruit de nombreuses compagnies locales. C’est surtout dans les provinces de Mijagi et de Fukushima que les offres d’emploi ont diminué, respectivement de 9,0% et 14,7%.

En la teknika supermezlernejo Odaka, kiu situas en la radiuso de 15 kilometroj de la nuklea centralo de Fukuŝima, lernantoj dise lernas en aliaj urboj. Ĉi-jare al la lernejo venis 62 dungoproponoj el kompanioj en la gubernio kaj 174 el ekster la gubernio. Tiuj nombroj estas respektive 40% kaj 80% de la lastjaraj proponoj.
Nakaĵima Ŝoota, 17-jara, rezignis labori en sia gubernio. Lia domo estis detruita per la cunamo kaj nun loĝas kun sia patro en la provizora domo. Liaj du fratoj perdis laboron post la tertremo. Vidinte tiun situacion, li opinias malfacile trovi laboron en sia gubernio. Li ekzamenos sin en la kompanio en la gubernio apud Tokio.
Alia lernanto 17-jara ankoraŭ havas esperon labori en sia gubernio. Lia patro laboras pri la riparado en la nuklea centralo. Li celis labori en la sama kompanio, sed ĉi-jare ĝi ne havas dungoplanon, pro kio li celas alikampan kompanion.
S-ro Hoŝi, instruisto, diras : “Multaj lernantoj devis ŝanĝi sian estontan vivplanon pro la katastrofo. Multaj volus kaj povus labori en la gubernio”.
(laŭ la ĵurnalo Mainiĉi, la 17an de septembro)

À l’école technique supérieure Odaka, située dans un rayon de 15 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima, les élèves apprennent répartis dans d’autres villes. Cette année, l’école a reçu 62 offres d’emploi de compagnies de la province et 174 de compagnies hors de la province. Ces chiffres sont respectivement 40% et 80% des propositions des années précédentes.
Nakajima Shoota, 17 ans, a renoncé à travailler dans sa province. Sa maison a été détruite par le tsunami et il habite maintenant avec son père dans un logement provisoire. Ses deux frères ont perdu leur travail après le tremblement de terre. Après avoir vu cette situation, il pense qu’il lui est difficile de trouver un travail dans sa province. Il aura un entretien dans une compagnie dans la province près de Tokyo.
Un autre élève de 17 ans espère encore travailler dans sa province. Son père travaille à la réparation de la centrale nucléaire. Il avait même eu l’objectif de travailler dans la même compagnie, mais cette année, elle ne prévoit pas embaucher, c’est pourquoi il a pour objectif une compagnie dans un autre domaine.
Mr Hoshi, enseignant, dit : “Beaucoup d’élèves ont dû changer leur futur projet de vie à cause de la catastrophe. Beaucoup voudraient et pourraient travailler dans la province ”.
(d’après le journal Mainichi, le 17 septembre)

Hoteloj bankrotadas
Post la katastrofo multaj homoj ĉesis vojaĝi, ĉar ili ne emas turismi en la funebra etoso, kaj precipe ne al Fukuŝima. La ĵurnalo Akahata jene raportis la situacion de varmfontejo Cuĉiju en la urbo Fukuŝima la 19an de septembro.
Varmfontejo Cuĉiju estis uzata kiel rifuĝejo por la loĝantoj el ĉirkaŭ la atomcentralo, sed ĝi estis fermita fine de aŭgusto. Nun troviĝas malmultaj turistoj. Sur la pordo de du hoteloj Hotelo Imasuja kaj Hotelo Cuĉiju-onsen vidiĝis anonco “Bankroto”. Funkciulo de la turisma oficejo diris : “Ĝis tiam loĝis 1000-1100 rifuĝintoj en la hoteloj, sed nun ĉiuj translokiĝis al provizoraj domoj. Dum tiuj tagoj la registaro subvenciis kaj la hoteloj povis vivi. Antaŭ la tertremo venis 4 turismaj busoj tage, sed poste ne. Hoteloj perdis siajn klientojn kaj sinsekve bankrotis”.
Ne nur en tiu varmfontejo sed ankaŭ en diversaj lokoj turisma industrio suferas. Hotel-bankrotoj signifas malprosperon de tiu distrikto kaj pli da senlaboruloj. Tion kaŭzis TEPCO, sed ĉu vere ĝi havas peksenton ?

Les hôtels font faillite
Après la catastrophe, beaucoup de personnes ont arrêté de voyager car elles n’avaient pas envie de faire du tourisme dans cette ambiance funèbre, et surtout pas à Fukushima. Le journal Akahata rapporte ainsi la situation des thermes Cuchiju dans la ville de Fukushima le 19 septembre.
Les thermes Cuchiju ont été utilisés comme refuge pour les habitants des alentours de la centrale nucléaire mais ils ont été fermés à la fin du mois d’août. Maintenant, il y a peu de touristes. Sur la porte de l’Hôtel Imasuja et de l’Hôtel Cuchiju-onsen, on voit l’annonce “Faillite”. Un agent de l’office de tourisme a dit : “Jusqu’à maintenant, 1000-1100 réfugiés logeaient dans les hôtels, mais maintenant tous ont déménagé vers des logements provisoires. Durant cette période, le gouvernement a donné des subventions et les hôtels pouvaient vivre. Avant le tremblement de terre, 4 autocars de tourisme venaient chaque jour, mais pas après. Les hôtels ont perdu leurs clients et par suite ont fait faillite ”.
Il n’y a pas que dans ces thermes, mais également dans divers endroits, que l’industrie touristique souffre. Des faillites d’hôtels signifient une disparition de la prospérité de ce district et davantage de chômeurs. C’est TEPCO qui en est responsable, mais se sent-elle fautive ?

Fungoj estas malpuraj
Multaj japanoj ŝatas pluki fungojn en montoj, tamen oni detektis pli multe da cezio ol la normo el fungoj en la gubernio Fukuŝima kaj aliaj. La urbo Tanakura estas fama pro bongustaj macutake-oj (vidu : hungarlingva paĝo), sed ĉi-jare “Fungo-festo” estas nuligita. Tiu urbo situas 70 kilometrojn fore de la centralo. Ankaŭ en la urbo Nakanoĵoo en mia gubernio Gunma, 250 kilometrojn fore, fungo-ĝardeno Ĵindaira plendas pro duoniĝo de la vizitantoj. Oni diras, ke fungoj ensorbas pli da radioaktiveco, ol aliaj legomoj. Pro tio homoj evitas manĝi fungojn ĝenerale.

Les champignons sont pollués
De nombreux Japonais aiment cueillir des champignons dans les montagnes, cependant, on a détecté des quantités de césium supérieures à la norme, dans les champignons de la province de Fukushima et d’autres. La ville de Tanakura est renommée pour ses délicieux "macutake" (voyez : page en hongrois), mais cette année, la “Fête des champignons” a été annulée. Cette ville est située à 70 kilomètres de la centrale. Également dans la ville de Nakanojoo, dans ma province de Gunma, à 250 kilomètres de distance, le jardin des champignons Jindaira se plaint d’une diminution par deux du nombre de visiteurs. On dit que les champignons absorbent plus de radioactivité que d’autres légumes. C’est pour cela que les personnes évitent de manger des champignons en général.

Iom da helpo al laborperdintoj
Multaj homoj perdis sian laboron en la damaĝitaj regionoj. Troviĝas la sistemo helpi senlaborulojn, donante 50% - 80% de la antaŭa salajro por 90-330 tagoj, kaj en la speciala okazo oni rajtas ricevi la helpon 60 tagojn plilonge. La situacio en tiuj regionoj estas tute ne kutima, pro kio la registaro plilongigis la periodon ĝis 120 tagoj, sed baldaŭ venos la fino de tiu plilongigita periodo, do la registaro plilongigis la periodon al 210 tagoj. Laŭ la registaro, en marto en la tri gubernioj 158727 homoj perdis laboron, kaj en julio 70 mil homoj ricevis tiun monhelpon. Oni prognozas, ke kelkmil homoj, kiuj havas nur 90 + 210 tagojn da helpoperiodo, fariĝos senlaboraj kaj senenspezaj en oktobro. Ĉu ili devos ricevi alian helpon nomatan “helpo de vivrimedo” ?

Un peu d’aide pour ceux qui ont perdu leur emploi
Beaucoup de personnes ont perdu leur emploi dans les régions sinistrées. Il existe un système pour aider les chômeurs, donnant 50% - 80% du salaire antérieur pendant 90-330 jours, et, dans les cas spéciaux, on a le droit de recevoir l’aide 60 jours plus longtemps. La situation dans ces régions n’est pas du tout habituelle, c’est pour cela que le gouvernement a prolongé la période jusqu’à 120 jours, mais bientôt, cette période allongée se terminera, le gouvernement a donc allongé la période à 210 jours. D’après le gouvernement, en mars, dans les trois provinces, 158727 personnes ont perdu leur travail, et en juillet, 70 000 personnes ont reçu cette aide financière. On prévoit que plusieurs milliers de personnes, qui ont seulement 90 + 210 jours de période d’aide, deviendront sans travail et sans ressources en octobre. Devront-ils recevoir une autre aide appelée “aide de subsistance” ?


(message suivant : 25 septembre)


- Espéranto-Angers -