Centre Culturel Angevin d'Espéranto / Anĝeva Esperanto-Asocio

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Le 31 mars

(source de cette traduction : site de Esperanto-Provence, où l’on retrouve aussi le texte en espéranto. Renée Triolle, qui a réalisé la traduction, indique qu’il s’agit d’une traduction "rapide".)


Voici mon rapport journalier du 31 mars .

la situation ne s’améliore pas. Je vous présente ce qui est paru dans le journal Asahi. Photo : Hotei, un homme qui sauve les autres ds difficultés

parole de Setoutchi Jakutsoo, : elle est écrivain et prêtre bouddhiste

extrait de son article .

J’interprète le mot "mujoo" non pas comme état éphémère mais comme "inconstance".Dans le monde, aucune affaire ne dure éternellement dans le même état.Selon ma façon de comprendre,je suis sure que le monde infernal actuel se lèvera un jour des tréfonds vers un monde où on pourra voir un espoir . Nous ne devons pas désespérer ,même dans les plus grandes difficultés. L’humanité vit jusqu’à présent avec la capacité merveilleuse de trouver une lueur d’espoir dans un ciel sans lumière. En pensant à vos grandes souffrances,je suis dans une grande inquiétude constante.Vivant dans des centres de réfugiés, vous avez un grand stress. Puissiez vous vaincre ce stress et cette inquiétude, même partiellement, libérez-vous de la vertu de la modestie, soyez plus exigeants. Nous, les veinards,qui ne souffrons pas de la catastrophe, nuit et jour, et même dans nos rêves, nous voulons partager la souffrance avec vous.

Paroles de souffrants

1-Madame Katoo Kijoko (63 ans, de la ville de Mijako)

Chaque jour je cherche des affaires, emportées par le tsunami.Quand j’ai retrouvé mon album photos à 500 mètres de ma maison, j’ai pleuré. Je comprends l’horreur du tsunami, mais je veux habiter ici, près de la mer car c’est là que je suis née.

2-Monsieur tate Hideji (58 ans, propriétaire d’un restaurant de pâtes, à Taroo, Miyako)

Une semaine après le tremblement de terre, j’ai rouvert mon restaurant.Ma maison est perdue mais toute ma famille a survécu. mon restaurant n’est pas trop abimé, aussi en remerciement à mes concitoyens, j’ai offert des plats de pâtes chauds gratuitement. Je vous remercie tous, dans tout le Japon.

3-Madame Sato Yuuko (42 ans,de Rikuzen-Takada)

A dix nous préparons la nourriture pour 700 réfugiés dans notre école. Certains parmi les dix volontaires ont perdu soit leur maison, soit des parents . Nous préparons des pommes de terre, du choux et des carottes car il ne faut pas beaucoup d’eau pour les laver. Curry et mayonnaise manquent .Les femmes aimeraient recevoir de la crème et un peigne .

Le Japon a déjà reçu 70 milliards de yens ( soit 700 millions d’euros) d’aide internationale mais il est très difficile de distribuer cet argent, car dans de nombreuses villes, la situation est encore cahotique et on connait pas précisément l’état des lieux .

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